titouti
1872

| Posté : 23-03-2006 10:50
D'ailleurs j'ai fais un joli poème sur ma première copine. C'est mignon et tellement vrai que les garçon devraient s'y reconnaitre avec leur propre histoire certe!
LA FILLE DE L'HORLOGER
Thierry CORPORON le, 02/07/2002
L’endroit ne payait pas de mine,
Les passants ne s’y attardaient pas.
Mon gros cartable sur l’échine,
Un jour, que je passais par là,
Entre l’école de Gonzague,
Et le fond de la rue Gohin,
« Cherche midi » pour faire des blagues
Avec ma bande de copains,
Au travers des carreaux bulleux
De l’horlogerie du quartier,
En collant mon nez sur l’un d’eux,
J’ai aperçu une poupée.
Alors, de grands gestes, j’ai fais !
Tant pis, si j’étais ridicule !
Même son nounours a pouffé ;
Faut pas en faire une pendule,
Je n’osais pousser la porte
Pas de réveil à réparer,
Pas de question d’aucune sorte,
Toutes mes poches étaient trouées
Soudain, j’eus une idée de génie,
Que va t’on faire chez l’horloger ?
Demander l’heure ou bien sa fille,
Sa montre m’aurait il donné ?
Voilà qu’onze heures sonnaient aux cloches
De Saint Sever, de Saint André.
J’avais tous les Saints dans ma poche,
Papa l’envoya chez le boucher.
Alors, la crochant au passage,
Elle me confia son prénom,
Son école, et bien d’avantages !
De l’occasion, je fus le larron,
Force de se voir en cachette,
Loin des grenouilles de bénitiers,
Nous ne brûlions nos amourettes
Qu’au pied d’un vieux frêne isolé.
De l’amour, elle savait des choses,
Les filles, c’est bien aussi pour ça !
J’me foutais des poèmes en prose,
Quand elle me prenait dans ses bras,
Nous passions des heures tendres,
Des instants sucrés de la vie.
Mais, j’avais encore à apprendre,
Sur les femmes, et tutti-quanti !
Un jour, Eros me tendit un leurre,
Son rendez-vous, je l’ai manqué !
La Belle qui savait lire l’heure,
Ne me l’a jamais pardonné...
Jamais dire que le petit oiseau va sortir, jamais!!!
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